vendredi 27 février 2015

Pour quelles raisons une Coopérative Funéraire serait-elle pertinente ?

Depuis plus d'1 an, un groupe de 11 volontaires travaille sur un projet de Coopérative Funéraire à Nantes, sous la forme d'une Scic (Société Coopérative d'Intérêt Collectif). Aujourd'hui, convaincus de la pertinence d'un tel projet, ce groupe a créé une association en préfiguration de cette Coopérative Funéraire Nantaise. Ce projet est né de plusieurs constats sur le secteur funéraire français.

> Un constat par rapport au secteur funéraire français actuel :

En France, le secteur funéraire est un secteur concurrentiel depuis seulement 1993. Avant cette date d'ouverture du marché à la concurrence, l'organisation des obsèques relevait de la compétence exclusive des communes. Les communes faisaient alors le choix d'intégrer cette compétence à leurs propres services sous forme de régie ou déléguaient ce service public.
Aujourd'hui, le service funéraire est une mission de service public à caractère industriel et commercial dont l’exercice nécessite une habilitation préfectorale. Cette mission de service public peut être exercée par une entreprise, une association ou par la commune.
Cette mission est actuellement majoritairement assurée par des entreprises privées : ces dernières gèrent environ 90 à 95 % des obsèques, les agences funéraires du secteur publique entre 5 et 10 %.
Une des conséquences observée sur le marché est une flambée des prix des obsèques pour les français. Les prix ont augmenté de 35 % depuis 10 ans, soit deux fois plus que l'inflation enregistrée sur la même période. Le prix moyen des obsèques en France (hors travaux de marbrerie) s'élève à 3 500 €.
A moyen terme, compte tenu du rythme de progression de la consommation en volume de services funéraires qui s’accélérera, soutenu par les facteurs démographiques (hausse de la mortalité : 800 000 décès en 2020 contre 540 000 en 2010) et de l’arrivée de nouveaux investisseurs dans les réseaux majeurs, la configuration du marché du funéraire devrait être amenée à évoluer.

> La genèse de ce projet est partie de plusieurs constats :
> Une interrogation par rapport aux pratiques commerciales dans le secteur du funéraire ; En France certaines pratiques parasitent le secteur, comme l'indique UFC Que choisir, sur le secteur. Ces pratiques concernent principalement le manque de transparence en matière de prix et le défaut d'informations.
> Le développement de la main mise des fonds d'investissement sur les entreprises funéraires, dans des logiques purement financières comme l'indique.
> La faible présence nationale d'Entreprises Funéraires Publiques pour offrir une alternative aux familles.
> L'absence de lien et de continuité dans la manière d'aborder les problématiques de vieillissement, d'accompagnement de fin de vie, de décès, d'organisation des obsèques et de deuil. Les entreprises funéraires opèrent indépendamment des pratiques intervenant en amont et en aval du décès.
> Une interrogation sur la pertinence de laisser ce secteur être régi presque exclusivement par des logiques financières. Les familles ne devraient-elles pas avoir le choix ?

> Les raisons d'être d'une Coopérative Funéraire :
> Une légitimité par rapport aux pratiques du marché : c'est un moyen d'offrir des services de très grande qualité aux membres et à la population en général, au meilleur prix possible ; Et c'est un moyen de diffuser des pratiques commerciales respectueuses dans ce secteur.
> Une légitimité par rapport à l'information et la sensibilisation des publics : c'est un moyen d'informer les citoyens en amont de la survenue du décès, afin de limiter le pouvoir de certains opérateurs peu scrupuleux qui peuvent exploiter le chagrin et l'ignorance ; Et c'est un moyen de promouvoir la réflexion sur les rituels entourant la mort par une recherche de sens à donner à ces événements et par la sensibilisation aux enjeux de la consommation dans ce domaine.
> Une légitimité pour responsabiliser et organiser la solidarité vis à vis de la mort : c'est un moyen de se réapproprier ce moment de la vie qu'est la mort et qui nous concernera tous ; Et c'est un moyen de se responsabiliser et de s'entraider dans ces moments difficiles.
C'est sur la base de ces constats et de l'expérience des CoopérativesFunéraires observée au Québec notamment depuis de nombreuses années, que le projet de création de Coopérative Funéraire est apparu pertinent pour le marché français compte tenu de sa configuration actuelle et de ses possibles évolutions.
Sur le modèle de celui des Coopératives Funéraires créées au Québec et dans d'autres pays du monde, l'objectif est d'inaugurer à Nantes une Coopérative Funéraire. Pour mener à bien ses actions, cette Coopérative Funéraire devra être indépendante financièrement et économiquement viable. Le développement de sa rentabilité lui permettra d'étendre ses pratiques de solidarité, d'information et de contribution au développement local dans une logique de développement durable et de responsabilité sociétale.
Pour permettre à cette première Coopérative Funéraire de voir le jour à Nantes, votre soutien est essentiel !
Pour soutenir et suivre ce projet devenez adhérent à l'Association pour des Coopératives Funéraires Françaises en remplissant et en nous retournant ce bon d'adhésion.

mercredi 25 février 2015

Mais pourquoi une Association de préfiguration ?

La création de l'association ACFF est la première étape pour permettre de créer cette Coopérative Funéraire sous forme de Scic (Société Coopérative d'intérêt Collectif), dont l'objet sera de proposer des services funéraires en alternative aux propositions classiques. La formalisation des travaux et des personnes mobilisées sous la forme d'une association de préfiguration de la Coopérative Funéraire nous permet de solliciter des financements pour ce projet de Scic et notamment de présenter le projet le 13 mars pour intégrer l'incubateur des Ecossolies, le Solilab. Si ce projet est retenu pour intégrer le Solilab, nous tenterons dans un premier temps au travers de cette association de lever des fonds pour financer une étude de faisabilité économique afin de valider la viabilité économique du projet. L'objectif étant à l'issue de cette étude de créer la Coopérative Funéraire, de lever les fonds nécessaires et de lancer l'activité de service funéraires. Les adhésions à l'association ACFF nous permettent de montrer aux futurs financeurs et aux pouvoirs publiques que ce projet touche et mobilise de nombreux citoyens et qu'il est pertinent de se donner les moyens de le mettre en oeuvre.

Si vous vous sentez concernés et êtes intéressés par l'objet de notre association, rejoignez-nous en y adhérant !

Pour cela remplissez et retournez-nous ce bon d'adhésion.

jeudi 15 janvier 2015

La naissance d'une Association pour des Coopératives Funéraires Françaises

Dans le but de concrétiser ce beau projet de Coopérative Funéraire à Nantes, les membres du groupe de travail qui œuvrent depuis près d'un an ont pris la décision de créer une association, l'ACFF (Association pour des Coopératives Funéraires).

Les ambitions de l'association ne sont pas que locales et vont au delà du projet d'agence funéraire nantaise.

En effet, cette association a pour objet la création, sur le territoire de la région nantaise, d’un prototype de concept innovant de société coopérative d’intérêt collectif (Scic) de services funéraires. Mais elle s'est également donnée pour mission de communiquer et d'accompagner le développement de ce concept innovant de coopérative funéraire sur d'autres territoires français intéressés par ce modèle.

Dans ce cadre, l'association mettra tout les moyens dont elle disposera en œuvre pour démarrer ces activités de services funéraires à Nantes mais également pour communiquer et accompagner le déploiement du concept sur le territoire national.

Si vous vous sentez concernés et êtes intéressés par les missions que s'est donnée notre association, rejoignez-nous en y adhérant !
Pour cela, nous vous invitons à prendre contact en nous envoyant un mail ou en remplissant complétant ce formulaire.

Les statuts de l'Association pour des Coopératives Funéraires Françaises (ACFF)
Parution de l'Annonce au Journal Officiel

mercredi 19 novembre 2014

Le développement durable, l'ADN même du projet de Coopérative Funéraire de Nantes




Le projet de coopérative funéraire nantaise est imprégné de la volonté de contribuer au développement durable. Cela se concrétise par la proposition d'une offre de services de qualité en mettant au cœur de ses prestations l'accompagnement des familles, des offres de produits et services alternatifs et innovants, la préservation de l'environnement, l'épanouissement des employés et un positionnement précurseur en termes de développement durable.


L'objectif est de permettra aux famille d'être conseillées sur les produits et services qui permettent de diminuer l'impact environnemental des funérailles, c'est-à-dire les informer des options éco-responsables possibles avant de faire leur choix.
La mission première de la coopérative funéraire demeurera d'accompagner les familles en deuil, par le biais de rituels empreints de sens et respectueux de la dignité humaine. Mais comme de plus de plus de gens sont sensibles à leur empreinte écologique, le personnel de la coopérative aura vocation à conseiller adéquatement les familles sur les impacts environnementaux de leur choix, si elles le désirent.

Une démarche de développement durable est un gage de préservation de l'environnement et d'amélioration de l'équité sociale.
Le développement durable, au coeur de l'ADN du projet de Coopérative Funéraire de Nantes

Pour en savoir plus : www.petitcharabia.fr/wordpress "Je veux des funérailles écologiques !" Un guide auto édité qui propose des alternatives possibles à ce jour en France - 4€ + 2,10€ de frais de port à commander à nomade_lr@hotmail.fr

mercredi 15 octobre 2014

Le projet nantais au Sommet International des Coopératives et Mutuelles Funéraires


La semaine dernière, invité par la fédération des coopératives funéraires du Québec, le projet de Coopérative funéraire de Nantes était présenté aux participants du Sommet International des Coopératives et Mutuelles funéraires qui se tenait à Québec, afin d'obtenir le soutien des coopératives présentes.

Au cours de ces trois journées riches en découvertes et en échanges, les coopératives québécoises, britanniques, américaines, colombiennes et péruviennes étaient à l'honneur.
Cela également été l'occasion de découvrir, lors d'une visite guidée, le superbe centre funéraire des Deux Rives à Levis. Le blog de l'équipe Oxalis a d'ailleurs publié un article qui décrit cette visite de la coopérative funéraire des Deux Rives.

mardi 15 juillet 2014

Notre projet sera présent au sommet international des coopératives et mutuelles funéraires à Québec

La fédération des coopératives funéraires du Québec est le premier partenaire à avoir apporté son soutient au projet de coopérative funéraire à Nantes.
En ce début d'année 2014, nous étions chaleureusement accueillis par Alain Leclerc Directeur de la Fédération des coopératives funéraires du Québec à Sherbrook et Caroline Cloutier Responsable Communication et Marketing de l'Agence Funéraire du Grand Montréal, pour de fructueux échanges qui nous ont permis de profiter des nombreuses années d'expériences des coopératives funéraires du Québec.
Depuis ce partage d'expertise s'est poursuivi et c'est tout naturellement que le projet de Nantes est invité les 4-5 et 6 octobre à Québec, pour présenter l'état d'avancement de ses travaux aux autres coopératives et mutuelles funéraires du monde entier qui seront présentes lors de ce second sommet international des coopératives et mutuelles funéraires. Au programmeconférences, tables rondes permettront de mieux comprendre et saisir les enjeux entourant les coopératives funéraires des quatre coins de la planète.

vendredi 4 juillet 2014

Tous acteur de notre mort

Nous ne pouvons pas éviter la mort, mais nous pouvons nous en occuper...

Le sujet de la mort n'est pas le sujet le plus facile à aborder à notre époque, mais il y a une citation qui dit ceci : "La vérité vous libérera, mais d'abord elle vous énervera." Alors, c'est avec ça en tête que cet article va tenter de parler de la mort au 21ème siècle.

Klimt - La Vie et la Mort
La première chose qui énervera certains d'entre vous, c'est que nous tous, allons mourir au 21ème siècle. Il n'y aura pas d'exception. Même s'il y a, apparemment, près d'une personne sur huit qui pense être immortelle, d'après des enquêtes, mais malheureusement, ça ne sera pas le cas.
Une autre citation, celle-ci de Steve Jobs résume assez bien la situation :
« Personne ne veut mourir.
Même ceux qui veulent aller au Paradis, ne veulent pas mourir pour y arriver.
Et pourtant la mort est la destination que nous partageons tous.
Personne ne s’en est jamais échappé.
Et c’est comme il se doit, car la mort est très probablement la meilleure invention de la vie.
C’est l’agent du changement dans la vie.
Elle efface l’ancien pour faire place au nouveau. »

La deuxième chose dont il est important de parler à propos de la mort au 21ème siècle, à part le fait que ça va arriver à tout le monde, c'est que ça s'annonce un peu comme une catastrophe ferroviaire pour la plupart d'entre nous, sauf si nous essayons de faire quelque chose pour dévier ce processus de sa trajectoire inexorable.

A notre époque, le décès intervient de plus en plus à la suite de défaillance d'organes, lorsque les organes respiratoires, cardiaques, rénaux s'arrêtent de fonctionner. Chacune de ces défaillances nécessite une admission aux soins intensifs, pour qu'en fin de compte, à un moment ou un autre, quelqu'un dise que c'en est assez.
Au moins six personnes sur dix mourront de cette façon, c'est-à-dire d'une diminution des capacités avec une fragilité croissante. La fragilité étant une conséquence inévitable du vieillissement. L'augmentation de la fragilité est en fait la cause principale de décès aujourd'hui. Dans les dernières années, ou la dernière année de notre vie, nous aurons à faire face malheureusement à beaucoup d'infirmité.
Que pourrait-il y avoir de positif à dire après tout cela ? Ce qu'il y a de positif, c'est que de nos jours cela arrive à un âge avancé. Nous allons tous, pour la plupart, atteindre ce stade. Autrefois, l'espérance de vie était beaucoup plus courte et c'est ce qui arrive quand on vit jusqu'à un âge avancé, l'augmentation de la durée de la vie signifie plus de vieillesse, pas plus de jeunesse.


Aujourd'hui seulement 20 % des personnes meurent à domicile et la grande majorité en milieu hospitalier.
Pourtant, quand on pose la question aux français, 80 % souhaiteraient passer leurs derniers instant chez eux.
Alors que se passe-t-il ?
Et bien, il est possible de dire deux choses. La première c'est que la mort a été exclue de notre société, c'est nous même qui l'avons exclue. Auparavant, nos aînés étaient gardés à la maison et l'on s'en occupait, jusqu'à leur dernier souffre. La mort était vécue aux yeux de tous, la mort faisait partie de la vie.
Aujourd'hui, la mort est sortie de la sphère de l'intime et de notre quotidien, elle est mise en scène de manière extraordinaire au cinéma, à la TV, mais la mort ordinaire, celle qui nous touchera très certainement est écartée, occultée, ignorée. Le sujet n'est pas abordé en famille, encore moins avec les enfants. Comme si l'on avait peur de mourir rien qu'en en parlant. 

Dans le milieu hospitalier, là où la majorité des gens meurent, ce n'est pas beaucoup mieux. Le rapport du Dr Sicard nous dit à ce sujet, que la mort y est tabou, que l'on ose pas en parler ni dans les familles, ni dans les maisons de retraite... La culture en milieu hospitalier exclut la mort de ses préoccupations, la mort à l’hôpital étant vu comme un échec.

Pour résumer, on ne parle de la mort, ni en famille, ni en maison de retraite, encore moins en milieu hospitalier. Et les constats sont les même dans beaucoup d'autres pays du monde, il n'existe pas d'exception française sur le sujet.
La mort aujourd'hui est aseptisée, elle se déroule le plus souvent à l'hôpital de manière technique. Chacun s'en conforte, sauf quand ça nous tombe dessus. On se dit alors qu'on y était vraiment pas préparé.
Aujourd'hui nous avons le choix, nous pouvons vraiment prendre conscience que nous avons un problème et que le problème est aggravé par ceci :
Nous savons, que nous allons tous mourir, mais ce que nous ne savons pas c'est que la façon dont nous mourons est en fait très importante, pas seulement pour nous, évidemment, mais aussi dans la manière dont cela va toucher la vie de ceux qui nous survivent. La façon dont nous mourons a des conséquences dans l'esprit de tous ceux qui nous survivent, le stress que la mort provoque dans une famille est énorme, et par exemple on éprouve 7 fois plus de stress en mourant aux soins intensifs qu'en mourant n'importe où ailleurs.

Ce que nous pouvons aussi dire c'est que même si nous ne pouvons pas éviter la mort nous pouvons penser et préparer la fin de notre vie. Nous pouvons préparer notre mort, afin d'alléger le fardeau des décisions que ceux que nous aimons auront à prendre et ainsi créer la possibilité d'une fin en paix, remplie de vie.

Girodet - Funérailles d'Atala
Quand le décès survient, on se retrouve dans une situation très exceptionnelle, qui ne relève jamais de l'ordinaire ou du quotidien, sauf pour les employés des pompes funèbres. En moyenne, dans notre vie nous sommes en contact seulement 2 fois avec des services funéraires. Nous ne disposons pas de l'expérience ou des connaissances nécessaires pour que la relation avec l'opérateur de pompes funèbres soit équilibrée. L'émotion vécue lors d'un décès peut conduire une famille à dépasser le budget prévu, voire à s'endetter, en considérant que le mort « le valait bien ». La conscience professionnelle des opérateurs funéraires est mise à l'épreuve et certains n’hésitent pas à « jouer » sur l’émotion des familles (en les culpabilisant d’en faire trop peu) pour accroître leur bénéfice. La mauvaise réputation du secteur étant en grande partie fondée sur cette exploitation du chagrin et de l'ignorance.

L'industrie funéraire formate aujourd'hui l'organisation des funérailles, d'autant plus si aucun plan n'a été fait à l'avance. Peu de gens s'intéressent à ce secteur commercial et il est plus simple de payer, en essuyant ses larmes. C'est plus facile, mais pas forcément le plus économique. Il existe des moyens d'économiser des sommes d'argent sur les frais d'obsèques. Pour cela il faut sortir des chemins tracés par les opérateurs funéraires et faire preuve de plus d'imagination et de créativité, ou de bon sens parfois.

Au regard de tous ces éléments, tout en sachant que d'ici 2050 plus d'un français sur trois aura plus de 60 ans, avec quelques personnes on a eu une petite idée. Pour illustrer cette petite idée, j'aimerai faire un parallèle entre la manière dont est traitée la naissance de nos jours et la manière dont la natalité était considérée il y a une trentaine d'année. Et notre petite idée c'est que nous pourrions peut-être traiter la mort et la fin de la vie, comme la natalité aujourd'hui. Dans les années 80 aux états-unis sont nés avec la génération des babyboomers des mouvements en faveur d'une prise en compte plus globale de la natalité, d'une naissance plus naturelle et plus respectueuse, de l'enfant à naître, de la mère mais aussi du père. L’accompagnement global à la naissance c'est considérer que la grossesse et la naissance ne sont ni une maladie ni un acte médical, mais des processus naturel. De ces mouvements ont émergé toute les politiques d'accompagnement et de suivi de la grossesse, de préparation à l'accouchement, de naissance naturelle et de suivi après la naissance. Alors la petite idée ce serait de se demander mais pourquoi la mort qui est aussi un processus naturel, ne serait pas considérée de la même manière ? Sachant que cela va tous nous arriver, souvenez-vous, la catastrophe ferroviaire, comment pouvons-nous devenir acteur de notre propre mort ? Comment pouvons nous penser à nos proches et alléger le fardeau des décisions qui s'imposeront à eux lors de notre vieillissement et notre mort ?

Alors le projet, c'est que cette petite idée pourrait se concrétiser au travers d'une entreprise, mais pas n'importe quel type d'entreprise. Une entreprise coopérative, dans laquelle nous pourrions tous devenir acteur de notre propre mort mais aussi de la fin de notre vie. Une entreprise qui permettrait de rassembler des acteurs de l'accompagnement de fin de vie, de l'organisation des obsèques, de l'accompagnement au deuil. Une entreprise qui vous permettrait d'aborder tous les sujets qui ont à voir avec la fin de la vie et les obsèques. Une entreprise co-propriété de ses usagers. Une entreprise qui n'utiliserait pas ses bénéfices pour participer à l'enrichissement personnel ou à rentabiliser des fonds d'investissements comme cela peut être aujourd'hui le cas pour les pompes funèbres privées, mais qui utiliserait ses bénéfices pour sensibiliser, informer, conseiller, accompagner ses membres, afin qu'ils puissent, non pas éviter la mort, elle est inévitable, mais au moins leur permettre de s'en occuper et d'en devenir des acteurs, se réapproprier ce moment qui fait fait partie du processus de vie.

Il s'agit donc d'un projet de création de coopérative de services funéraires, d'organisation d'obsèques, qui serait la copropriété de ses membres, au service de ses membres ; Une agence funéraire qui s'engagerait à accompagner et conseiller largement en amont du décès, afin de leur faciliter les prises de décisions, aussi bien sur la fin de la vie que sur l'organisation des obsèques pour eux et pour leurs proches, une entreprise qui permettrait d'organiser de véritables hommages et rituels personnalisés en fonction des croyances et des ressources de chacun, une entreprise qui proposerait également un accompagnement au deuil quand cela est difficile, pour permettre à chacun de dire au revoir et de revenir à la vie malgré le décès d'un proche.

Donc si tout ce que j'ai dit fait écho à votre expérience, aux valeurs que vous défendez, alors participez et contribuez à ce que cette coopérative, qui serait la première en France, voit le jour. Pour suivre le projet et le soutenir inscrivez-vous et laissez-nous vos coordonnées en complétant ce formulaire