lundi 18 janvier 2016

LA FIN DE VIE, LES DIRECTIVES ANTICIPEES ET LA PERSONNE DE CONFIANCE

L'AEU - Association Espace des Usagers du CHU de Nantes organise une conférence sur la fin de vie, les directives anticipées et la personne de confiance.

Cette conférence se déroulera le mardi 26 janvier 2016 au sein de l'HME - Hôpital Mère et Enfant de 18h30 à 20h30.

Conférence sur la Fin de vie, les Directives Anticipées et la Personne de Confiance


> Dominique CHARTON Présidente de l'Association Espace des Usagers du CHU de Nantes,
> Laurence GOUELLO Juriste, adhérente à l’Association Espace des Usagers du CHU de Nantes,
> Marie-Thérèse FRIBAULT Présidente de JALMAV Nantes (Jusqu’À La Mort Accompagner la Vie),
> Association ADMD44 (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) : Intervention sur la personne de confiance et les directives anticipées,
> Débat avec les participants


Amphitéâtre Paul Lemoine, Hôpital Mère et Enfant
38 boulevard Jean Monnet 44000 NANTES
Contact : 07 77 81 75 29

mercredi 6 janvier 2016

Assemblée Générale Ordinaire de l'ACFF

Les membres du Conseil d'Administration de l'ACFF ont le plaisir de vous convier à la prochaine Assemblée Générale Ordinaire de notre association se tiendra le Jeudi 14 janvier 2016 à 19h au Solilab, 8 rue de Saint Domingue à Nantes (salle 93).

L'ordre du jour est le suivant :

19H // Présentation des actions et du budget 2015, planning 2016 de création de la Coopérative Funéraire
19H30 // Intervention de Marc Richard, Directeur des Écossolies sur le statut de Scic
20H // Ateliers d'échanges et de partage autours de la Coopératives Funéraire, nous comptons sur votre contribution.
21H // Verre de l'amitié partagé : amener quelque chose à boire ou à manger pour un moment de partage et d'échanges

Au plaisir de vous y rencontrer !

vendredi 4 décembre 2015

Des Funérailles Éco Responsables, c'est possible !

Comment Organiser Des Funérailles Vertes


Cimetière naturel de Niort

L'organisation de funérailles plus douces pour l'environnement est un concept qui vise à diminuer notre impact sur l'environnement. Un des principes fondamentaux de la pensée environnementale est d'éliminer les substances toxiques et de retourner à l'écosystème par décomposition de la matière.

Les funérailles et les rituels funéraires devraient pouvoir être le reflet de la vie d'une personne, de toutes les particularités qui font de chaque être une personne unique voulant laisser une empreinte cohérente avec ses croyances, ses valeurs. Les funérailles devraient pouvoir refléter la façon dont chaque vie aura été vécue.

Afin d'affirmer sa volonté de s'inscrire dans une démarche de développement durable globale, le mouvement des coopératives funéraires a lancé un Guide de la coopérative funéraire écoresponsable afin de permettre à ses membres de s'orienter sur les meilleurs choix possible pour réduire leur impact environnemental, jusque dans leurs funérailles.

En voici quelques extraits choisis et adaptés aux spécificités françaises.

> Crémation ou inhumation ?


L’inhumation a des impacts plus importants sur la santé humaine et la qualité des écosystèmes, notamment des nappes phréatiques. La crémation utilise des ressources en gaz naturel important et accentue les changements climatiques et la pollution de l’air.

Si l'inhumation est le procédé qui possède un potentiel de réduction d'impact plus important, celui de la crémation est fortement dépendant des technologies.

Les impacts environnementaux de l’inhumation proviennent principalement du processus naturel de décomposition du corps humain et de la fabrication de la pierre tombale. Lors de la décomposition du corps, les métaux lourds contenus dans les corps peuvent contaminer le sol et atteindre les nappes phréatiques. Au niveau de la fabrication de la pierre tombale, les impacts sont dus à l’énergie nécessaire pour l’extraction, la découpe et le transport. En France, la quasi totalité des pierres tombales en granit sont actuellement importées de Chine ou d'Inde, pour une durée de vie qui dépend des concessions allouées aujourd'hui pour 15 à 35 ans. À la fin des concessions, ces pierres tombales ne sont pas réutilisées et sont concassées pour servir de remblais. La fabrication du cercueil, quand il est en bois PEFC, fabriqué en France et qu'il n'utilise pas de vernis ou colles toxiques, ainsi que le transport des corps des défunts ont aussi des impacts, mais dans une moindre mesure.

Les impacts environnementaux de la crémation se situent principalement au niveau de l’utilisation du gaz naturel pour le fonctionnement du four et au niveau de la combustion du corps lui-même. Les crématorium utilisent le gaz naturel comme source d’énergie, et celui-ci n’est pas renouvelable. Les impacts dus à la combustion du corps sont ceux des rejet, atmosphériques des fours crématoires, d'autant plus quand les crématorium ne sont pas équipés de filtres.

> Les impacts environnementaux des moyens de conservation

Les soins de thanatopraxie ou embaumement
Le but premier de la thanatopraxie est la conservation du corps à un état stable dans une température ambiante, en ralentissant la décomposition. Le procédé consiste à injecter des produits chimiques dans le corps. Au niveau environnemental, un corps contenant des produits chimiques est dommageable pour le sol (inhumation) ou l’air (crémation).

Les procédés par le froid

L'emploi de la glace carbonique (carboglace)
Cette technique traditionnelle est la plus utilisée et la plus écologique pour la conservation au domicile.

L'utilisation d'équipements réfrigérants
Les corps sont conservés dans des cases réfrigérées, des lits ou des rampes réfrigérantes peuvent être proposés à la location si le corps reste au domicile familial ou dans une maison de retraite, mais peuvent également être utilisée en salon funéraire.

> Les impacts environnementaux du cercueil

En France, le cercueil est obligatoire dans le cas d'une crémation ou d'une inhumation. Les cercueils sont habituellement faits de bois. Les principaux impacts du cercueil proviennent de sa fabrication, de son transport et de sa décomposition. En effet, un cercueil complexe (contenant souvent des tissus synthétiques comme les capitons et des métaux comme les poignées) laisse sa trace dans le sol, puisque ces matériaux sont peu biodégradables.

> Les impacts environnementaux de l’urne
Elles sont souvent composées de matériaux qui sont peu biodégradables et consomment de l'énergie lors de l’extraction et la fabrication.
Certaines urnes sont inhumées, d'autres sont plutôt exposées dans un columbarium pour une période prédéterminée. Cette option rajoute comme impact l’entretien et la construction des lieux d’entreposage, ce qui apporte son lot de dépenses énergétiques et de déchets.
Des urnes écologiques sont disponibles sur le marché. Composées principalement de bois recyclé, elles sont totalement biodégradables et diminuent les conséquences négatives de l’urne sur l’environnement.

> Un corps naturel, aucune technique de conservation chimique ou en remplaçant le formaldéhyde par des substances ayant peu d'impact sur l'environnement
> Les vêtements du défunt principalement constituées de fibres naturelles
> Le placement dans un cercueil en bois PEFC non traité ou en cellulose biodégradable
> Dans le cas d'une crémation l'utilisation d'une urne biodégradable
>Un enterrement en pleine terre (urne ou cercueil) ou une dispersion des cendres (crémation)
> Aucune tombe en granit, ni revêtement en béton ou de caveau
> Un cimetière vert est généralement rehaussée par des graminées indigènes, des arbres et arbustes
> Préservé comme espaces verts pour les générations futures puissent en profiter

> Quelques ressources pour des funérailles plus vertes







lundi 30 novembre 2015

Rencontre Littéraire Autour de La Fin de Vie et du Deuil // Par Doriane Labro

Cette rencontre mensuelle s’adresse à toute personne concernée ou se sentant concernée par la fin de vie et le deuil.

C’est une invitation à venir écouter des lectures de textes choisis, mais aussi à lire nos propres écrits, ou ceux d’auteurs que vous aurez sélectionnés.
Ce rendez-vous sera prétexte à s’écouter, à échanger et à partager sur la fin de vie et sur le deuil, dans le respect de chacun.
Cette rencontre littéraire n’a pour but que celui-là.
Prochaines dates

> mercredi 2 décembre 2015 16h

> samedi 23 janvier 16h
> samedi 27 février 16h

Le lieu
22 Rue Baron, 44000 Nantes

Pour toute information : Doriane LABRO // Conseil de Santé //06 67 05 83 26 www.larbresource.fr

mardi 3 novembre 2015

La Mort. Parlons-en.

À l'occasion de la Toussaint, l’Association pour des Coopératives Funéraires Françaises (ACFF) organise une série de conférences sur la fin de vie, la mort, les rituels funéraires et le deuil.

En octobre & en novembre 2015, sur Nantes et son agglomération pour assister à un programme de conférences.
L'objectif de ces conférences est de constituer un lieu d’échange et de réflexion sur la fin de vie, la mort, les rituels funéraires et le deuil.

Parce que nous croyons qu’occulter la mort équivaut à créer l’isolement, à nier les souffrances, à entretenir les préjugés et les tabous qui l’entourent. Parce que nous croyons qu'en parler, c’est favoriser la réflexion, l’éducation, l’entraide, la connaissance et le dialogue : amener chacun à réfléchir au sens qu'il souhaite donner à ces étapes ultimes de notre vie, susciter des discussions dans les familles afin de briser les tabous qui entourent la mort, fournir des renseignements d’ordre légal et financier, offrir un soutien dans le deuil, tels sont les objectifs de ces conférences.


Le contenu de ces conférences s’adresse aussi bien aux professionnels issus du milieu de la santé et du funéraire, qu’aux étudiants et toute autre personne intéressée à poursuivre une démarche de réflexion sur la mort et toutes les dimensions qui l’entourent.

La mort continue encore d'être un sujet tabou, mais parler de la mort c'est aussi préparer l'avenir


Nous baignons quotidiennement dans des images de mort à travers les médias. Une mort qui apparaît comme « extra-ordinaire », lointaine, abstraite, tandis que les fins de vie « ordinaires » se déroulent souvent dans le silence de lieux clos.

Introduction de Sabine Le Gonidec, co-fondatrice de l'ACFF et responsable de projet pour la création d'une Coopérative Funéraire à Nantes sur « Tous Acteurs de Notre Mort » ; nous ne pouvons pas éviter la mort, mais nous pouvons nous en occuper.

> Le deuil : un voyage difficile


La mort fait partie de la vie, nous le savons tous intellectuellement, mais peu de gens acceptent cette idée que la vie a une fin. La réalité toutefois, c'est que la mort nous attend tous à notre heure et cela sans exception. Nous verrons des gens mourir autour de nous, nous perdrons des proches et notre propre vie se terminera elle aussi, la vie poursuivant sa route pour ceux et celles dont l'heure n'est pas encore arrivée. Peu de gens osent échanger sur le sujet ou aborder franchement la question. Elle soulève beaucoup de peurs, d'angoisse, de confusion, et la mort est souvent associée aux étapes douloureuses que peuvent traverser les personnes en fin de vie. Mais il faut admettre que ces bouleversements qui accompagnent le cheminement vers la mort font partie de l'expérience à traverser. La tristesse sera toujours présente lorsqu'un proche quittera cette vie, mais cela fait également partie de l'expérience.
La perte d’un être cher vient laisser un vide énorme dans notre vie. Au fil des semaines et des mois qui suivront, chaque personne vivant un deuil passera sans doute par une foule d’émotions. Le mot deuil tire ses origines du bas latin « dolus » qui signifie douleur ou encore « dõlium » qui s’apparente au chagrin. La traversée du deuil qui s’amorce peut, en effet, être douloureuse.

Le deuil relève de l’intime et chacun, selon son histoire de vie, son vécu, vivra son deuil à sa manière et à son propre rythme. Selon la plupart des spécialistes, un deuil dure entre 9 mois et 2 ans. Ces chiffres ne sont que des repères approximatifs : chaque deuil durera aussi longtemps que nécessaire. 
Certaines personnes qui traversent un deuil peuvent avoir besoin du soutien de professionnels. Loin d’être un signe de faiblesse, ce geste traduit une preuve de respect envers soi-même.

Se poser la question de sa propre mort est une pensée rassurante pour ceux que nous aimons. Il épargne à nos proches le poids de démarches et de décisions souvent difficiles à prendre, dans des circonstances déjà éprouvantes.

Intervention de Doriane Labro, Conseil de Santé, L'ARBRESOURCE, sur « Pour des accompagnements de la fin de vie et du deuil empreints d'humanité » ; dans une société qui vit dans le déni, réapprenons à accompagner la fin de vie et laissons toute sa place au deuil ; le rôle que peut jouer le Conseil de Santé dans la fin de vie, auprès de celui qui meurt, mais aussi auprès de ses proches ; les aides qui peuvent être apportées dans la fin de vie et dans le deuil.

> Les rituels funéraires sont en pleine mutation


Les changements effectués bousculent nos repères et provoquent un questionnement. À quoi servent les funérailles ? Qu’est-ce qu’un rite efficace ? Quelles sont les tendances actuelles et leurs impacts ? Que veut-on vivre et faire vivre à nos proches ? Voilà autant de questions que l’on est en droit de se poser quand un être cher vient de nous quitter. Tenter d’y répondre, c’est saisir une occasion de déterminer ce qu’il importe de transmettre aux générations à venir en matière de rituels funéraires.


Intervention d'Anaïk Vaugeois, Présidente de l'ACFF, sur « Veiller les morts : pourquoi et comment ? » ; les rites funéraires à travers le monde, l'évolution des rites et pratiques mortuaires en France depuis quelques décennies, le sens des rites pratiqués dans les jours suivant la mort, la veillée laïque dans notre société moderne, une forme à réinventer.

Intervention de Sophie Dronet, Maîtresse de Cérémonie indépendante, sur « Pour donner du sens aux cérémonies de funérailles » ; pour ne plus jamais avoir à dire "Si j'avais su, j'aurais fait autrement." ; pour connaître les tendances actuelles et leurs impacts, s'interroger sur ce que l'on veut vivre et faire vivre à ses proches ; savoir à quoi sert une cérémonie ; savoir comment et avec qui créer et organiser une cérémonie, si les instances officielles ou religieuses ne répondent pas à ses attentes.

> Les funérailles, une cérémonie qui se prépare…


Il y a une multitude de bonnes raisons pour se poser la question de ses propres obsèques. La plus importante étant sans doute de profiter d’une dernière chance de faire vivre à nos proches une cérémonie d’adieu à notre image et qui tient compte de leurs besoins. Les choix que nous ferons seront une autre façon de leur indiquer qu’ils sont importants pour nous et que nous sommes toujours avec eux, même au-delà de notre mort.


Intervention de Brigitte Brodin, Conseillère Funéraire, sur « Les funérailles : un événement qui se prépare » ; les bonnes raisons de penser à ses propres obsèques ; les questions à se poser pour décider de funérailles à son image ; l'organisation, le prix et les prestations d'obsèques ; la législation autours des obsèques et des contrats obsèques.



> Vendredi 6 novembre à 20h // La Foresterie 44120 Vertou
> Mardi 10 novembre à 20h // Espace Marion Cahour 8 rue de Savenay 44000 Nantes // (Tram 3 : Viarme/Talensac)

> Participation de 2€ à régler sur place // Gratuit pour les étudiants

> Places limitées inscription recommandée 
Eventbrite - Conférences "La Mort. Parlons-en"


Fédération des coopératives funéraires du Québec
Cet événement est organisé en accord avec la Fédération des Coopérative Funéraires et est inspiré du "Colloque La mort. Parlons-en." qu'ils organisent : http://www.lamortparlonsen.coop/programmation-du-colloque-de-2014/ 


mardi 29 septembre 2015

Les Coopératives Funéraire au Québec : 30 ans de solidarité et d'expérience réussie

Pourquoi les Coopératives ont aussi leur place dans le secteur funéraire français : l'exemple du Québec


Dans une Coopérative Funéraire, les familles peuvent faire des choix éclairés et payer uniquement pour les services qu'ils désirent.

Il n'y a aucune pression de vente. Comme une Coopérative Funéraire est sans but lucratif, les tarifs servent uniquement à couvrir les frais de fonctionnement. Les économies ainsi réalisées profitent directement aux familles membres et non membres de la Coopérative. Les Coopératives œuvrent également à sensibiliser et lever les tabous sur la mort, afin d'endiguer l'exploitation du chagrin et de l'ignorance qui pourrait être faite autour de la mort.




Alain Leclerc Directeur Général de la Fédération des Coopératives Funéraires du Québec nous explique le rôle des Coopératives Funéraires.

http://www.fcfq.coop/


lundi 20 juillet 2015

Une sépulture très développement durable et à petit prix : une tombe potagère à Nantes

Nous vous avions parlé en mai dernier de Gaëlle Le Guillou, artiste Nantaise, qui s'intéresse à l'art funéraire, et qui a voulu concrétiser cette idée un peu folle d'aller à l'encontre de l'aspect trop souvent minéral des cimetières.

En invitant le public à la création d'un jardin en lasagne sur la concession qu'elle avait elle-même achetée au cimetière de la Bouteillerie, Gaëlle a voulu concrétiser ce projet et apporter un peu de nature dans les cimetières, pour en faire des lieux de mémoire plus accueillants.


Au cimetière de la Bouteillerie, depuis le 30 mai, vous pouvez découvrir une tombe originale et fleurie, celle de Gaëlle Le Guillou, qui avec l'aide d'amis et d'employés de la ville, a planté courgettes et potimarrons sur sa tombe potagère.
Elle vous invite à découvrir, de façon originale et durable, une autre manière d'envisager l'art funéraire au cours de séances d'arrosage les Vendredi 7 août, Jeudi 13 août, Vendredi 21 août, vendredi 28 Août à 19h.
Au cimetière de la Bouteillerie à Nantes, entrée côté jardin des Plantes
Découvrez la tombe potagère de Gaëlle en lisant l'article OF du 1er 2015 "Une artiste au cimetière. Sa tombe achetée, elle en fait un potager !"